Accueil SAVOIR FAIRE Un stellite

Un stellite

 

Avant Après

 

 

Stellite éviter l’improvisation: il y a des choses à savoir, des règles à respecter et bien entendu une formation technique et organisationnelle à avoir.
Les principaux aspects qu’il faut prendre en considération dans ce secteur particulier qu’est le châssis métal comme dans tous travaux prothétiques sont des critères liés à la réalisation du travail.

Un stellite nécessite un grand nombre d’étapes telles que mise en dépouille, duplication, coulée, grattage mais aussi conception du tracé, parallélisage, insertion, ajustage et bien sur vérification de l’occlusion et contrôle du travail
Des attentes spécifiques à connaître:
  • cas d’un premier appareillage : une habitude à prendre
Pour celui qui n’a jamais porté de prothèse de ce type, il  faudra qu’il en prenne l’habitude. C’est donc au praticien de bien lui expliquer les différents aspects de son nouvel appareillage et de lui laisser le choix entre une plaque pleine ou bien un châssis décolleté.
Plaque pleine : à laquelle il s’habituera assez  facilement, celle-ci n’opposant que peu d’obstacle à la langue (pas de barre), mais qui a le désavantage de solliciter plus les tissus mous.

Châssis décolleté : difficile à supporter au point de départ mais qui sera plus sain pour le porteur une fois l’habitude prise.
L’idéal serait de tester avec un provisoire. Quant à la position ou à la forme, l’idéal serait le test avec un provisoire certes plus épais, qui permettra de vérifier la réaction du patient et de laisser les tissus cicatriser  en cas d’extraction. L’ayant également accoutumé à plus difficile provisoirement, le patient sera ainsi mieux préparé à recevoir la prothèse définitive. Celle ci pourra d’ailleurs être modifiée si le patient formule des plaintes particulièrement vives (problèmes nauséeux, irritations, blessures, ...)
  • cas d’un renouvellement : une habitude à respecter si possible


Pour le patient ayant déjà porté ce type d’appareil il aura bien entendu pris des habitudes plaque ou squelette, et il conviendra d’en tenir compte pour être sûr de l’acceptation de la prothèse si le cas le permet.

De même, si le châssis initial comportait trois dents et que par perte successive on lui a adjoint progressivement des dents supplémentaires, le jour où l’on refera l’appareil, le dessin ne sera plus le même et, bien entendu, le patient devra en être informé au point de départ.

Tenir compte des habitudes, pour être sur de l’acceptation de la prothèse.

 

COTE PRATICIEN

Ses habitudes personnelles
Sachez que bien souvent le praticien a ses habitudes et qu’il ne pense pas forcément à vous en informer, s’imaginant peut être que tout le monde travaille comme lui et pratique les même choix, ou alors tout bêtement parce qu’il n’y pense pas. C'est donc à vous de lui demander sa façon de travailler et notamment sur les points suivants : 

- Type de métal : préfère-t-il : élastique (rigide) avec peu de possibilité d’activation mais stable  dans le temps ou alors souple (moins rigide) pour faire des modifications au fur et à mesure du vieillissement de l’appareil avec comme inconvénient d’être moins stable dans le temps.

-
Type de crochet : Ackers ,Roach, bonwill, Nelly-martinet en général chaque praticien a sa préférence, il vaut mieux la connaître au point de départ.

- Type avec ou sans appui : un appui procurera une meilleure stabilité vertical de l’appareil mais ne supportera aucune imprécision de l’empreinte ni de l’occlusion  (en labo la réalisation est plus délicate). Sans appui est une méthode plus pratique car elle est permet une recherche plus facile de la position adéquate et nécessite moins de précision, en revanche à terme les tissus mous seront plus sollicités et on peut assister à un enfoncement parfois de plusieurs millimètres de la plaque.

- En fin le dessin de la plaque lui même, comme pour le patient, pourra conditionner le choix du praticien

Poser les questions judicieuses, à chacun sa vérité dans ces différents domaines  à nous de trouver les bonnes questions avant le premier travail sur le plan général  et ensuite pour chaque patient en particulier.

 

COTE PROTHÉSISTE

Une loi : la stabilité. Comme nous le disions cette discipline ne s’improvise pas. Elle a ses règles et ses lois, dont la principale est la stabilité, le but évidemment lors de sa conception sera d’éviter toute instabilité : déplacement latéraux, longitudinaux, verticaux et toutes autres types de rotations  qui peuvent se produire selon tous ces axes.

Une empreinte à « disséquer »: étant donné le travail méticuleux et chronophage, la première chose à faire est de vérifier,si possible, en profondeur si l’empreinte est exploitable au mieux. Ceci permettra également  de vérifier si la préparation antagoniste permet de passer les différents crochets nécessaires à la tenue du travail.

1ère étape
, vérifier l’occlusion :
nous devons identifier les zones de contact pour en déduire les zones libres pour les crochets et appuis

2ème étape,
l’axe d’insertion : le meilleur compromis.

Il conviendra de chercher parmi tous les axes possibles l’axe d’insertion optimum avec le paralléliseur. Le but est de trouver, tout en étant le plus proche possible de la perpendiculaire au plan d’occlusion, le meilleur compromis entre :

- équilibre des zones de retrait : ce qui consiste à positionner les crochets le plus près possible des lignes de plus grand contour.

- obtention des zones de dépouille  les plus réduites possibles

- prise en compte de la contre dépouille de la gencive pour les cas d’édentation antérieure

- réduction antérieure des zones d’embrasure

- optimisation des zones de guidage.

Duplicata
: celui-ci devra se faire avec soin car le but est de reproduire le modèle le plus exactement possible, sans aucune déformation, manque ou bulle. L’état de surface doit être le plus fin possible pour optimiser la qualité de l’intrados.

La fabrication après avoir dessiné le choix nous paraissant le plus adapté à nos yeux, on se prépare pour la mise en cire.

1ère étape, les préformes : on commence par la mise en place des scelles et préformes de crochets afin d’avoir une harmonie dans le châssis et d’éviter un grattage fastidieux. Ensuites on raccordera au mieux les différentes préformes entre elles et on finira par les lignes de finition.

2ème et 3ème étapes, coulée et grattage : le châssis métallique doit sortir de coulée le plus net possible, sans bavure, bulle ou autre défaut pouvant entraîner une imprécision.

Par la suite on passe à un sablage fin et un grattage méthodique et minutieux. Enfin, le stéllite passe dans un bain électrolytique. Après l’insertion et les différentes phases d’ajustage, on procède au polissage pour que celui ci soit le plus clinquant possible.



Axe d'insertion

Ligne de plus grand contour

Total pour un stéllite, entre les temps de travail et séchage :
Préparation de l’empreinte environ
Passage au paralléliseur et recherche de l’axe
Duplicata et séchage
Conception de la plaque
Mise au four et coulée, 2 heures ( dont une heure dans le four de chauffe à 1050 degrés)
Le grattage minutieux dure environ
Ensuite le bain  électrolytique  renouvelé une fois si nécessaire
Et enfin contrôle qualité .

Cas d’une agénèsie des deux latérales

 

Avant
Conception
du stellite

Finition de
l'appareillage

Enfin un beau sourire




TOTAL POUR UNE PLAQUE 6 HEURE 30 DE TRAVAIL MINIMUN