Comment prendre une teinte céramique
Deux solutions :
- l’oeil avec toutes « ses imperfections » mais sa marche quand même à peu près.
- ou bien, à l’ère du numérique, l’appareil de prise de teinte

Notre oeil est un organe complexe. Nous allons nous intéresser surtout à la façon dont on perçoit la couleur. En bref, la lumière provient d’un objet qu’on observe (lumière émise ou diffusée). Elle va pénétrer notre oeil par la pupille, traverser le cristallin (la lentille) puis le globe oculaire et venir exciter les cellules nerveuses qui tapissent la rétine, au fond de l’oeil. Ces cellules sont les cônes et les bâtonnets.
Le choix d’une couleur n’est pas si simple, comme on pourrait le croire.
Petit rappel sur l’utilisation du teintier :
1. choisir la luminosité 2. choisir la saturation 3. choisir la teinte
La comparaison doit toujours débuter par l’échantillon central, il est en effet plus facile de se décider sur une base: plus clair ou plus foncé ? Plus lumineux ou moins ?... Lorsqu’un groupe à été sélectionné, il est conseillé d’écarter aussitôt les autres échantillons et de ne plus y revenir. Le choix doit être rapide, la fatigue oculaire se manifeste à un certain moment et pourrait fausser la décision.
Exemple d’une prise de teinte avec le teintier 3d MASTER.
Avec ce teintier unique en son genre, on peu définir d’une manière pratiquement systématique toutes les dents naturelles à reproduire.
1. déterminer la luminosité :
- tenir le bras tendu devant la bouche du patient
- choisir parmi les groupes 1,2,3,4 ou 5
- choisir le groupe en partant du plus foncé
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Dent provisoire
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2. sélectionner la saturation :
- en prenant comme point de départ le groupe de luminosité sélectionné, retirer la barrette central (M) pour définir la saturation et dégager latéralement les échantillons.
- choisir l’un des échantillons.
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3. définir la teinte :
- vérifier si la dent naturelle est plus rouge ou plus jaune
- Que l’échantillon sélectionné.
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Conseil pour la prise de teinte :
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- la prise de teinte doit s’effectuer avant la préparation car ensuite la teinte de la dent prend un aspect trop blanchâtre à cause de la déshydrogénation.
- définir les teintes autant que possible à la lumière du jour ou sous un éclairage lumière du jour normalisé et non pas sous un éclairage fauteuil.
- la sélection doit être rapide, toujours se fier au premier choix.
- tout l’environnement doit être aussi neutre que possible. Pas de rouge à lèvre, pas de lunettes teintées, pas de vêtements aux couleurs criardes...
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L’appareil de prise de teinte numérique utilise les mesures de couleur informatique, la couleur n’est donc plus observée mais mesurée. |
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Conclusion :
Tous les laboratoires souffrent du fait que trop de restaurations céramiques doivent être refaites en raison d’une mauvaise estimation de la teinte, sans savoir qui est responsable. Plus encore, cela se répercute sur la relation laboratoire/cabinet, et praticien/patient. On pense, qu’en moyenne, pour une couronne refusée, il y a probablement entre 5 et 10 couronnes posées qui ne satisfont qu’à moitié le dentiste ou le patient. Pour cette seule raison, chaque laboratoire et cabinet devrait réexaminer son procédé habituel de prise de teinte. Le temps ou le teintier sera obsolète va vite arriver car le patient ne sera plus disposé à payer plus pour cela. En revanche, si les patients sont confrontés à un système de pointe avec des résultats précis, ils comprendront qu’il y a prix à payer pour ce service ultra moderne. De ce point de vue, cette prise de teinte numérique peu être considérée comme une manière d’améliorer la qualité du service, l’image du laboratoire et le gain de temps du praticien.
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